HISTOIRE DU SPORT EN ALGERIE

Au milieu des années 1970, le sport en Algérie battait largement de l’aile et les résultats internationaux de différentes sélections étaient très aléatoires, souvent médiocres. Les clubs dits “civil” étaient structurellement défaillants et les moyens manquaient largement. Toute l’organisation du sport en Algérie était interpellée sans que l’autorité politique ne trouve le moyen de pallier l’obsolescence qui frappait la plupart des disciplines.

Le 19 juin 1977, au stade du 5 Juillet d’Alger, à la finale de la coupe d’Algérie entre la JS Kabylie et le NA Hussein Dey, l’hymne national est copieusement sifflé par les supporters kabyles en présence du président Houari Boumedienne et des membres de son gouvernement.

Dès les jours suivants, le président, sans doute marqué par cet incident qui risquait, selon l’une de ses confidences, de mettre à mal la cohésion nationale, sollicitera un collège d’experts pour analyser la situation et proposer des solutions pour dépassionner l’atmosphère sportive et remettre le sport sur les rails du progrès. Une expérience originale et tout à fait inédite se concoctera en été dans des bureaux de la présidence de la République, avant que ne soit effectué un large remaniement ministériel dès la rentrée de septembre, qui verra l’inamovible ministre de la Jeunesse et des Sports de l’époque Abdellah Fadhel (1965-1977) céder sa place à un jeune diplomate du nom de Djamel Houhou.

Au premier Conseil des ministres de septembre, le ton est donné : le sport algérien connaîtra une réforme en profondeur. Cette décision vient à point nommé pour bouleverser complètement des structures surannées, une pratique à bout de souffle atteinte partiellement par le chauvinisme, la manipulation et les calculs clubards étriqués. Un communiqué fleuve du Conseil des ministres indiquait les mesures suivantes : Les associations auront une nature statutaire. Elles seront scindées en deux parties : l’Association sportive communale dite de type amateur (A.S.C.) et l’Association sportive de performance (A.S.P.) qui intéressera les clubs de l’élite. Les associations sportives communales formeront la composante du sport dit de masse. Elles seront prises en charge par les APC ou, pour certaines d’entre elles, par des structures étatiques de différents secteurs (santé, justice, douane, université, entreprises publiques moyennes, etc.).

Les autres clubs huppés de la division une participeront à une compétition d’élite et se pareront du statut d’association de performance formées d’athlètes dits de performance. Les sportifs qui s’y affirmeront, (notamment au niveau des équipes nationales) se verront décerner le statut d’athlètes de haute performance et se verront leurs émoluments relevés. Les ASP seront ainsi parrainées par les plus grandes sociétés nationales, telles que Sonatrach, la Société nationale de sidérurgie (SNS), la Société électronique Sonacat, la CNAN, etc. Comme il n’existait pas en ce temps-là de primes à la signature de la licence et que les effectifs des clubs étaient assez correctement stabilisés, les athlètes étaient intégrés à l’entreprise et y bénéficiaient d’une formation professionnelle adéquate, afin de jouir d’un profil de carrière en vue de les rassurer sur leur avenir. Il est évident qu’avec la force financière colossale dont se caractérisaient les grandes sociétés nationales, monopolistiques de leur secteur d’activité, les budgets des clubs devenaient conséquents et étaient gérés par des cadres de l’entreprise, nouveaux dirigeants à la compétence incontestable. Le plus douloureux dans cette opération d’envergure fut le changement partiel de sigle de tous les clubs dits civils. Sous la houlette d’une centralisation du pouvoir au sein du ministère de la Jeunesse et des Sports, celui-ci allait d’autorité dénaturer le siglage et le rendre conforme avec son nouveau “logeur”, à savoir la société nationale de parrainage. Il y était notamment fait interdiction de se déclarer ou de faire référence à une région donnée. Des dénominations franchement à la limite du farfelu allaient naître comme la jeunesse sportive Kawkabi (JSK), Mouloudia des pétroliers d’Alger (MPA, ex MCA), Raed Solb de Kouba (RSK, ex RCK), Jil Sakakine Bordj Menaiel ([JSBM), Milaha Athletic d’Hussein Dey (Mahd, ex Nahd), union sportive de la kahraba d’Alger (USKA, ex USMA) et on en passe ...

Une nette désaffection du public se fait immédiatement ressentir, ce qui a pour effet de dépassionner la compétition et de permettre aux clubs de mieux être en phase avec des actions de formation puisqu’il était fait obligation aux ASP d’ouvrir des écoles de sport (chaque association de performance avait en charge plusieurs disciplines) et de consentir un meilleur investissement aux jeunes catégories. Une saison plus tard, à la faveur des résultats encourageants que commençait à générer cette politique, le public reprendra le chemin des enceintes sportives. C’était le début de la période dorée du sport national. En 1978, l’Algérie survolera des Jeux africains relevés qu’elle a eu à organiser sur son sol. Des performances qu’elle confirmera un an plus tard aux Jeux méditerranéens de Split. Le football en a été l’hirondelle (troisième place après avoir fait sensation en demi-finale face à la Yougoslavie).

Le football fort d’un amalgame de joueurs jeunes et talentueux et de moins jeunes ira de victoire en victoire (Coupes d’Afrique, bonne tenue en Coupe du monde 1982 et 1986 ). Les autres disciplines n’étaient pas en reste puisque tant le handball (cinq couronnes africaines consécutives) que la boxe ou l’athlétisme pour ne citer que ceux-là connaîtront leurs heures de gloire. Entre-temps, Houari Boumedienne n’était plus là pour récolter les fruits d’une révolution sportive qui a redonné sa fierté au peuple algérien, que ce soit au niveau continental qu’international.

Déchargé des pesanteurs négatives, fort d’une volonté politique à toute épreuve et de la couverture des moyens de l’État, la reforme sportive a donné des fruits délicieux durant les années 1980. Cette politique sera malheureusement abandonnée au lendemain des émeutes d’octobre à cause d’une réorientation de la politique économique nationale sous Chadli Bendjedid sonnant du coup le déclin du sport national. Les sociétés déstructurées et en pleine difficulté allaient se séparer progressivement des clubs les abandonnant à leur sort. Le sport algérien rentrera dès lors dans un long tunnel duquel il n’est pas sorti à ce jour.

Sports

 

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Boubekeur
(AS Monaco)
Defnoun
(Olymp.Alès)
Zitouni
Bekhloufi
(AS Monaco)
Arribi
(RC Lens)
Rouaï
(SCO Angers)
Mekhloufi
(AS St.Étienne)
Ben Tifour
(AS Monaco)
Kermali
(Olymp.Lyon)
Brahimi
Bouchouk
(FC Toulouse)
L'équipe-type
(club en 1958)
 

 

 

  • Plusieurs complexes sportifs algériens sont construits. Le stade de football en Algérie est tenu par les clubs de football algérien. Le Ministère de la Jeunesse et des Sports en Algérie gère toutes les activités lié au sport. Plusieurs activités sportives nationales ou internationales sont organisées autour des divers disciplines sportives en Algérie. Il existe plusieurs fédérations de sport qui contribuent au développement des disciplines sportives. La plus importante est la Fédération algérienne de football (FAF). Cette dernière est une association regroupant les clubs de football d'Algérie et organisant les compétitions nationales et les matchs internationaux de la sélection d'Algérie (Équipe d'Algérie de football).

 

Évènements sportifs

Football

Article détaillé : Football en Algérie.

La fédération nationale d'Algérie est fondée en 1962. Elle est affiliée à la FIFA depuis 1963 et membre de la CAF depuis 1964. Son Président est Mohamed Raouraoua.

 

Histoire

Stade olympique de Guelma


De 1830 à 1962, l’Algérie fait partie de la France. Elle est intégrée à la Métropole. Pour preuve, en 1957, lors du Traité de Rome, l’Algérie en tant que département français est comprise dans les accords de libre-échange. Mais dans la période de décolonisation qui commence en 1947 par l’indépendance de l'Inde, l’Algérie va suivre l’exemple de ses voisins, la Tunisie et le Maroc, indépendants tous les deux en 1956. De 1956 à 1962, l’Algérie veut son indépendance vis-à-vis de la France. Voir Guerre d’Algérie. Mais en 1962, l’Algérie avec les accords d’Évian, elle devient indépendante. Ceci est très important pour comprendre quelques détails qui vont suivre.

Le premier match de l’équipe d'Algérie de football (منتخب الجزائر لكرة القدم) fut joué contre la Tunisie, en Tunisie, le 1er juin 1957. Cette Algérie n’est pas indépendante lors du match, mais elle s’est auto proclamée indépendante, et ce match est dans la continuité de la phase de décolonisation qui a cours. L’Algérie remporte ce match sur le score de 2 buts à 1. Avant l'indépendance du pays en 1962, des joueurs d'origine algérienne, tels Rachid Mekloufi, Abdelaziz Ben Tifour, ou encore Mohammed Zakraoui premier sélectionneur de l'équipe, ont joué pour l'équipe de France. Mahi Khennane a d'ailleurs joué d'abord pour la France puis pour l'Algérie3. En avril 1958, création, par Mohamed Boumezrag, de l'équipe clandestine du FLN4, en exil à Tunis, par la désertion de joueurs algériens basés en France5,6. La Fédération algérienne de football (الاتحادية الجزائرية لكرة القدم) est fondée en 1962, année de l’indépendance. Elle est affiliée à la FIFA depuis 1963 et membre de la CAF depuis 1964. L’Algérie pour sa première participation à une compétition internationale, c’est-à-dire pour la CAN 1968. Elle repartit de la CAN 1968, avec deux défaites contre l’Éthiopie (1-3, but de Boualem Amirouche) et contre la Côte d’Ivoire (0-3) et une victoire 4-0 sur l’Ouganda (triplé de Hassen Lalmas et but de Mokhtar Khalem). Elle participe pour la première fois aux qualifications de la Coupe du Monde en 1970. Le 17 août 1973, en Libye, l’Algérie enregistra sa plus large victoire de son histoire contre le Yémen du Sud, sur le score de 15 buts à 1. Mais le 21 avril 1976, à Cottbus, en RDA, l’Algérie enregistra sa plus large défaite contre la RDA sur le score de 5 but à 0. De 1970 à 1978 inclus, l’Algérie ne se qualifia pour aucune compétition internationale. Durant cette période, l’Algérie remporte les Jeux Méditerranéens en 1975 et les Jeux panafricains en 1978.

Lors de la Coupe d’Afrique 1980, l’Algérie fut finaliste, après le parcours suivant : après un match nul contre le Ghana (0-0), elle enregistre deux victoires contre le Maroc (1-0, but de Lakhdar Belloumi) et contre la Guinée (3-2, but de Hocine Benmiloudi et doublé de Tedj Bensaoula), puis en demi, elle bat l’Égypte aux tirs au but (2-2, tab 4-2, buts de Salah Assad et de Benmiloudi), en finale, l’Algérie s’incline contre le Nigeria 3-0. En 1982, à la Coupe d’Afrique des nations, l’Algérie termine quatrième et s’est qualifiée pour la Coupe du Monde 1982. Une génération exceptionnelle de footballeurs (Rabah Madjer, Lakhdar Belloumi, Mustapha Dahleb, Salah Assad) a permis à l’équipe d'Algérie de disputer une phase finale de Coupe du monde. Tout le monde a en mémoire la Coupe du Monde 1982 en Espagne où l'Algérie a battu un des grands favoris, la RFA 2-1 (buts de Rabah Madjer et de Lakhdar Belloumi), en phase de poule. Elle a ensuite perdu face à l'Autriche et battu le Chili 3-2 (doublé de Salah Assad et but de Tedj Bensaoula). C'était sa première participation à la Coupe du Monde7. Le match RFA-Autriche devait décider du sort des algériens : seule une courte victoire des allemands pouvait qualifier les deux pays européens, aux dépens de l'Algérie. L'Allemagne ouvrit la marque après 10 minutes de jeu, après quoi les deux équipes décidèrent de ne plus attaquer et se livrèrent à un jeu de passe à 10 pendant plus d'une heure pour conserver le score en l'état. Ce résultat provoqua l'élimination de l'équipe d'Algérie et entraîna de vives polémiques8. L’Algérie n’a pas réussi à accéder au second tour. En 1984, elle prend la troisième place lors de la CAN 1984. Lors de la CAN 1986, elle reparte avec deux défaites et un match nul, et est éliminée au premier tour. Au Mexique, lors de la Coupe du monde de football 1986, les Algériens ne franchirent pas non plus le premier tour dans un groupe difficile composé de l'Irlande du Nord (match nul 1-1), le Brésil (défaite 1-0) et l'Espagne (défaite 3-0). Le seul buteur de la compétition est Djamel Zidane. Par la suite, l'Algérie ne parvint pas à se qualifier pour une autre Coupe du monde. En 1990, l’Algérie accueille la CAN 1990. Dans le groupe A, elle termine première en battant respectivement le Nigeria (5-1, doublés de Djamel Menad et de Rabah Madjer, but de Djamel Amani), la Côte d’Ivoire (3-0, buts de Djamel Menad, Tahar Cherif El Ouazzani et de Chérif Oudjani) et l’Égypte (2-0, buts de Amani et de Moussa Saïb). En demi-finale, elle bat le Sénégal 2 buts à 1 (buts de Djamel Menad et de Djamel Amani) devant 85 000 personnes au Stade 5-juillet-1962. En finale, dans le même stade mais devant 100 000 personnes, contre le Nigeria, Chérif Oudjani à la 38e minute délivre tout un stade et tout un peuple, il permet surtout à l’Algérie de décrocher le titre de champion d’Afrique. Djamel Menad est meilleur buteur de la compétition avec 4 buts.

Fort d’un titre de champion d’Afrique, l’équipe d'Algérie ne réussit pourtant pas à se qualifier pour la Coupe du Monde en Italie. En 1991, elle remporte la Coupe Afro-asiatique des Nations. Tenante du titre, l’Algérie lors de la CAN 1992 déçoit. Elle repart avec une défaite contre la Côte d’Ivoire (0-3) et un match nul contre le Congo (1-1, but de Nacer Bouiche). En 1994, elle est disqualifiée de la CAN 1994, et échoue en qualification pour la Coupe du Monde aux États-Unis.

Lors de la CAN 1996, l’équipe d'Algérie revient en une compétition internationale, et termine ex-aequo avec la Zambie mais s’incline en quarts contre l’Afrique du Sud. Elle ne participa portant pas aux éditions 1998 et 2002 de la Coupe du Monde. De même en 1998, elle termine dernière du groupe A avec trois défaites. En 2000, elle termine deuxième mais s’incline en quarts contre le Cameroun (1-2). En 2002, elle termine dernière du groupe. Ici on veut marquer la différence entre 1990-1996 (période où l’Algérie ne participe à aucune compétition internationale) et 1996-2004 (retour de l’Algérie sur le plan continental). Lors de la CAN 2004, elle s’incline en quarts de finale contre le Maroc sur le score de 3 buts à 1 après prolongation.

L’Algérie ne se qualifia pas lors de la CAN 2006, terminant avant-dernière du groupe. Elle a disputé au Camp Nou (Stade du FC Barcelone), le 5 juin 2007 un match amical contre l'Argentine. Le match se termine 4-3 avec une victoire de l'Argentine. Lionel Messi (Argentine) et Nadir Belhadj (Algérie) réussissent un doublé. Anther Yahia (Algérie), Esteban Cambiasso (Argentine) et Carlos Tevez (Argentine) marquent chacun un but. Pour la CAN 2008, elle termina deuxième du groupe, mais elle n’est pas classée dans les trois meilleurs deuxièmes. L’équipe d'Algérie possède de bons joueurs comme Karim Ziani, Anther Yahia, Brahim Hemdani, Nadir Belhadj, Madjid Bougherra, Lazhar Hadj Aissa, Rafik Djebbour, Hameur Bouazza, ou Abdelkader Ghezzal.

Le 11 octobre 2008, l'Algérie fait son retour parmi les 20 meilleurs équipes africaines en terminant 1re de son groupe devant le Sénégal, la Gambie et le Libéria, lors des éliminatoires préliminaires de la CAN-CM 2010. Elle se hisse donc pour le 3e et dernier tour des qualifications. Les Fennecs se trouve dans le groupe C, avec la Zambie, le Rwanda et l'Égypte. Elle signe son retour parmi les grands du continent. L'Algérie est ambitieuse car en plus de la CAN, les Fennecs visent aussi le mondial.

Le 19 novembre 2008, l'Algérie a joué un match amical contre le Mali où elle a fait match nul (1-1. Ce match a été marqué par le sublime talent du joueur du club italien de Sienne: Abdelkader Ghezzal.

Mais aussi l'Algérie a joué le 18 novembre 2009 un match historique contre l'Égypte pour la qualification à la coupe du monde 2010 en Afrique du Sud, l'Algérie gagne grâce à un but de Anter Yahia (100 km/h) et est donc qualifié pour la Coupe du Monde après 24 ans d'absence.

Bilan du football algérien

Handball

Histoire du Handball algérien

On suppose que le Handball algérien fit son apparition au cours de l'année 1942, dans les centres de moniteurs gérés par des colons durant la période coloniale française. Depuis cette date il est possible de retracer les moments et les années importantes qui ont contribué à la montée en puissance du handball algérien, l'un des meilleurs d'Afrique.

1948 :

Le handball à onze est pour la première fois officialisé; néanmoins un championnat de handball à sept est créé, poussant ainsi le jeu à onze à la disparition définitive. Cependant, les Algériens ne sont guère nombreux à le pratiquer du fait de la colonisation française et sa discrimination qui prévalait à cette période. De plus, la plupart des sportifs de souche indigène préféraient pratiquer le football ou bien la boxe, les deux sports les plus populaires à cette époque.

1962 :

Dès cette première année de l’indépendance de l’Algérie, en 1962, des Algériens s’impliquent dans la relance de ce jeu. En septembre, Madaoui Kheir Eddine, alors âgé de 25 ans et évoluant à l’ASSE (Association sportive de Saint-Eugéne, actuellement Bologhine), entame la matérialisation de son projet d’une structure nationale pour gérer le handball. Aussi, il fait appel à son ami de club, le regretté Hamened Abderrahmane. Le concours de Abdoun, alors membre du bureau politique du parti du FLN (Front de libération nationale), chargé de la jeunesse et des sports fut précieux. Il leur facilita, de par sa fonction, à installer leur siège dans le local de l’institution française chargée de cette discipline. Ce sera dans un café de la rue d’Isly (actuellement Larbi Ben Mhidi) que naît la première ligue nationale de handball présidée par Madaoui Kheir Eddine. La première opération lancée est le championnat avec la participation de cinq formations que sont :

  • Association sportive de Saint Eugène (ASSE)
  • Handball Club d’Alger (HBCA)
  • RIJA Alger
  • Blida Études Club (BEC)
  • Groupe Laïques Études d’Alger (GLEA).

1963 :

La réussite de cette compétition va engendrer la création de la fédération algérienne de handball (FAHB). Présidée par Feu Benbelkacem Amar, son siège est installée dans les locaux du stade Leclerc, actuellement Ouaguenouni. Quelque temps après, d’autres rejoignent la compétition. Il s’agit des équipes de Ain Taya, du CR Belcourt, des Spartiates d’Oran, de Skikda, de Saida et d’El Arrouch De ce fait, le nombre de formations s’élève à 11. À cette période-là la FAHB regroupait trois régions, à savoir Alger, Oran et Constantine. Durant l’année 1963, l’Algérie participe pour la première fois à des compétitions internationales officielles, les Jeux de l’amitié de Dakar, au Sénégal. Le 24 mars, le premier match féminin se déroule au stade Leclerc d’Alger et voit le GLEA battre une sélection scolaire 5-0. En avril, c’est la première rencontre internationale entre l’équipe nationale algérienne messieurs et celle du Cameroun, aux Jeux de Dakar. Le premier championnat maghrébin des nations se déroule à Alger. Il est ponctué par la médaille d’or des messieurs et la médaille d’argent des filles.

1967 :

Pour la première fois, la Coupe d'Algérie de handball est créée. Tous les clubs affiliés à la fédération algérienne de handball peuvent y participer. La première édition a vu la victoire du club CR Belouizdad, qui à l'époque s'appelait CR Belcourt.

1968 :

Création de la quatrième ligue, celle des Oasis. En septembre, le bureau fédéral décide le lancement d’un championnat semi–national. Les équipes de la région d’Alger sont réparties en groupes (est et ouest). Cependant le championnat régional est maintenu.

1973 :

La FAHB organise le premier championnat national regroupant des équipes des régions centre, ouest et est. En 1975, Au jeux africains d’Alger, l’équipe nationale messieurs décroche la médaille d’or.

1974 :

Le handball algérien participe pour la première fois de son histoire à un championnat du monde messieurs, C’était en ex-RD Allemagne où elle est éliminée dès le premier tour avec trois défaites.

1975 :

Construction du complexe olympique du 5 juillet à Alger. Deux superbes salles sont réalisées au profit des sports collectifs et en particulier le handball, d’une capacité de plus de 6000 places. Il s’agit de la Coupole, située dans le complexe et de la salle Harcha Hacéne, au centre d’Alger. Aux septième jeux méditerranéens d’Alger, le sept national messieurs décroche la médaille de bronze.

1976 :

La FAHB organise un championnat selon une formule régionale. Les associations sportives issues de la loi de 1901 sont intégrées dans les entreprises économiques et administratives, devenant des associations sportives de performance (ASP) L’Algérie organise le championnat d’Afrique des nations seniors. Le sept messieurs se classe deuxième.

1977 :

L’Algérie procède à une réforme du sport, à la faveur de laquelle toutes les associations sportives sont intégrées dans les grandes entreprises nationales économiques et administratives. Un championnat regroupant des ASP est organisé par la FAHB. Les équipes participantes sont le MP Alger, la DNC Alger, le NADIT Alger, le NA Hussein Dey, le MP Oran et le SR Annaba.

1978 :

Première participation d’une équipe nationale dames à un championnat du monde. En ex-république tchèque, le sept national féminin se classe en seizième position sur vingt formations.

1980 :

Première participation de l’équipe nationale messieurs à un tournoi des jeux olympiques. Aux vingt-deuxièmes Jeux Olympiques de Moscou, l’Algérie se classe à la dixième place.

1981 :

Sur le plan africain, l’Algérie remporte le premier titre africain grâce à l’équipe nationale messieurs vainqueur, à Tunis, de la quatrième édition des championnats d’Afrique.

1982 :

Au niveau des compétitions des clubs, le NADIT d’Alger décroche le premier titre africain des clubs. C’était lors de la quatrième édition à Bouaké-Yamoussoukro (Côte d’Ivoire).

1984 :

Aux vingt-troisièmes jeux olympiques de Los Angeles, l’équipe nationale messieurs se classe douzième.

1986 :

L’Algérie organise le troisième championnat du monde militaire des nations. La formation algérienne se classe en deuxième position.

1987 :

Aux quatrièmes jeux africains de Nairobi au Kenya, le sept national messieurs décroche la médaille d’or.

1988 :

Au championnat du monde scolaire de Suède, l’équipe nationale cadette garçons, se classe en 4e position.

1989 :

Après le désengagement des entreprises économiques du sport de compétition et la promulgation d’une nouvelle loi en 1989, Les associations sportives de performance récupèrent de nouveau leurs sigles d’origines.

1990 :

Au championnat d’Afrique des juniors du Caire, les deux équipes nationales (garçons et filles) se classent deuxièmes. Le 27 mai, le naufrage d’un paquebot transportant l’équipe nationale espoir sur le Bosphore cause la mort tragique de quatre membres de la délégation. Il s’agit des joueurs Chahlef Chahreddine ( 21 ans), Hadj Kamel Eddine( 21 ans) et Hamidi Arezki (22 ans)ainsi que du dirigeant Bourahli Nour Eddine (41ans).

1992 :

L’équipe nationale dames se classe deuxième au championnat arabe de Syrie.

1994 :

À la mort du président de la CAHB, une Super coupe d’Afrique des clubs est instituée pour commémorer la mémoire du défunt qui a tant donné au handball africain. La première édition se déroule à Dakar. Elle est remportée par le MC Alger Lancement d’une compétition, dénommée ‘Coupe fédérale’, au profit des équipes de la division nationale ‘Une’, messieurs et dames. Cette compétition qui ne sera pas reprise lors des prochaines saisons, est destinée à permettre à l’équipe nationale messieurs et dames de se préparer.

1995

Après bien des participations infructueuses dans un championnat du monde, l’équipe nationale messieurs parvient à se qualifier au second tour, lors de l’édition en Islande.

1998

La fédération internationale de handball (IHF) organise à Doha, au Qatar, la première coupe intercontinentale des nations. L’équipe nationale algérienne messieurs la remporte.

2000 :

L'Algérie renoue avec l’organisation du championnat d’Afrique des nations seniors. En finale de la quatorzième édition, à la salle Harcha Hacene archicomble, elle s’incline logiquement face à l’Égypte.

2001 :

Incendie accidentel de la salle Harcha Hacene, le temple du handball algérien.

2002 :

Après plusieurs mois de travaux, suite à son incendie en 2001, la salle Harcha Hacen est enfin restaurée, à la grande joie des sportifs des sports ‘Co’.

2004 :

Dixièmes Jeux sportifs arabes : les tournois des jeux sportifs arabes d’Alger (Hommes et dames) sont annulés, faute d’un nombre suffisant d’équipes y participant.

2005 :

Longtemps habituée à une participation au championnat du monde messieurs, le sept national se classe à la 5e place au championnat d’Afrique de Tunis et rate sa qualification au Mondial 2007 en Allemagne. Ce monumental ratage provoque un ‘séisme’ dans la famille handballistique algérienne. Elle engendre la démission collective du président et des membres du bureau fédéral.

2006 :

Samedi 21 janvier, au restaurant du Golf de Dely Brahim, Yahia Guidoum, ministre de la jeunesse et des sports installe un comité d’experts pour une analyse critique et objective de la débâcle, au championnat d’Afrique des nations de Tunis, causant son élimination du Mondial 2007 d’Allemagne. Ce comité se compose d’anciens internationaux, de personnalités de la petite balle algérienne (Voir liste en annexe) Samedi 11 mars, est installé, au siège du ministère de la jeunesse et des sports, un directoire de gestion provisoire de la FAHB, composé de 16 anciens handballeurs (Voir liste en annexe). Il est présidé par Daksi Allaoua, ancien président de la FAHB et membre fondateur de la CAHB. La mission de ce comité est de réhabiliter le handball algérien, en collaboration avec le Comité des experts. La mise en conformité avec le nouveau décret n’a été faite qu’à moitié. Il faut aller vers les ligues et les clubs. Toutes les structures, inhérentes à la FAHB sont gelées. Le 9 novembre, une assemblée générale élective se déroule à l’hôtel militaire de Blida. Elle permet l’élection de Daksi Allaoua et d’un nouveau bureau exécutif pour terminer le mandat laissé vacant par l’ancien président démissionnaire.

2007 :

L’équipe nationale messieurs est absente du championnat du monde abrité par l’Allemagne. Neuvièmes Jeux africains en Algérie : l’équipe nationale messieurs remporte la médaille d’argent après sa défaite en finale face à celle d’Égypte Onzièmes Jeux arabes en Égypte : l’équipe nationale messieurs remporte la médaille d’argent après sa défaite en finale face à celle d’Égypte

2008 :

Signature d’une convention de partenariat avec l’ENTV (Entreprise nationale de la Télévision) pour une plus grande médiatisation de la pratique handballistique avec la couverture télévisée des principales compétitions nationales et internationales. Participation de l’équipe nationale juniors filles au Mondial de Macédoine où elle améliore le classement de l'Algérie avec la seizième place sur vingt nations. Lancement d’un site Web de la FAHB. Lors de cette année également, le club d'Alger de handball le MC alger remporte pour la dixième fois de son existence la Ligue des champions d'Afrique de handball.

2009 :

La section Handball du MC Alger, devient GSP (Groupement Sportif Pétrolier). Il s'agit du club le plus titré à ce jour en Algérie mais aussi en Afrique. Il remportera pour la vingt-deuxième fois le championnat d'Algérie de handball, mais aussi la coupe d'Algérie de handball pour également la vingt-deuxième fois. Ceci dit c'est la première fois sous ce nom de GSP.

Bilan sportif du handball algérien

L'Algérie est l'une des meilleurs nations africaines de handball. Si au niveau national, les équipes rencontres quelques difficultés en finale des compétitions majeurse; en compétitions internationales des clubs en revanche, la domination de l'Algérie est nettement supérieure. Quant aux jeunes, le niveau est plutôt moyen.

Palmarès masculin et féminin sénior

Voici sans doute l'un des plus riches palmarès du handball africain, maghrébin et arabe.

Palmarès masculin
Palmares féminin

Palmarès Équipes de Jeunes

Palmarès Féminin Jeunes
Palmarès Masculin Jeunes

Volley-ball

Judo

En judo, Amar Benikhlef, Ali Idir, ont gagné plusieurs fois le Championnat d'Afrique des nations de judo masculin. Également plusieurs femmes comme Soraya Haddad, Salima Souakri, ont eu des trophées lors du Championnat d'Afrique des nations de judo féminin.

Boxe

En boxe, il y a plusieurs noms comme Mohamed Benguesmia champion du Monde, catégorie mi-lourds, Loucif Hamani fut champion d'Afrique, etc.


TERGOU Mohamed, algérien de Chlef champion d'afrique dans les années 60.

Quelques noms de la boxe avant et après l'indépendance. Avant l'indépendance, c'est surtout entre les deux guerres et après la deuxième guerre mondiale que des boxeurs algériens se sont illustrés: l'un des premiers qui a marqué son époque Omar Kouidri, adversaire tenace de Marcel Cerdan qui n'a jamais réussi à le mettre KO après plus de quatre confrontations; c'était bien sûr avant que Cerdan devienne Champion de France. D'autres noms: Bob Omar, dans la catégorie des poids mouches, Omar le Noir en poids légers champion d'Afrique du Nord, Mohamed Bellatréche, champion d'Afrique du Nord poids coq, Hocine Khalfi en poids légers, vainqueur sans titre en jeu du Champion du Monde de la catégorie de l'époque, l'américain Dick Sadler. Enfin le plus prestigieux, le premier à avoir disputé un championnat du monde en professionnels, Chérif Hamia, dans la catégorie des poids plume, perdu en 1956 devant le nigérian Kid Bassey, après avoir glané de nombreux titres: vainqueur des Golden Gloves de Chicago, Champion de France, Champion d'Europe:il met fin à sa carrière à l'âge de 26 ans après son échec au titre mondial. Après l'indépendance, c'est surtout en compétitions amateurs que se sont illustrés les pugilistes algériens. Les quelques boxeurs professionnels connus étaient expatriés, surtout, sinon exclusivement en France. En professionnels, se sont illustrés notamment, Abdelkader Ould Makhloufi,managé par Jean Traxel, dans la catégorie des poids légers et plumes. C'est le premier champion d'Afrique dans le cadre de l'ABU (African Boxing Union)après les indépendances africaines, après avoir battu à Alger en 1973 le ghanéen Joe Teteh (catégorie plumes). Il est le seul algérien à avoir disputé à ce jour, un "vrai" championnat du Monde (WBC) en 1977 dans la catégorie des plumes, devant le japonais Shibata, qu'il n'a pas pu gagner. Il faut signaler les conditions difficiles dans lesquelles a été préparée et a eu lieu cette confrontation. L'autre boxeur qui a connu une carrière prestigieuse est le boxeur Loucif Hamani, qui a d'abord fait une brillante carrière en amateurs, s'illustrant de fort belle manière aux JO de Munich en 1972, éliminé de façon contestable devant l'anglais Alan Minter futur challenger au titre mondial des moyens (professionnel). Managé par Julien Teissonières, Hamani gagne d'abord le titre de Champion d'Afrique des poids super-welters devant le nigérian "Sea" Robinson. Las des dérobades du détenteur de la couronne mondiale de la catégorie, l'Allemand Eckhart Dagge, Loucif Hamani passe à la catégorie supérieure des poids moyens. Il dispute une sorte de demi-finale pour le titre mondial (vacant après le retrait de l'Argentin Carlos Monzon) devant le futur champion du Monde Marvin Hagler; battu par KO au deuxième round, Hamani ne reviendra plus au niveau qui a été le sien auparavant.

 

 

Athlétisme

l'athlétisme algérien moderne repose sur les anciennes structures sportives coloniales françaises. L'Algérie dans son histoire, a toujours été une grand terre de sport et notamment d'athlétisme. La période antique considérait la Numidie (ancien nom de l'Algérie et d'une partie de l'Afrique du Nord), comme un peuple d'us et coutumes helléniques, et son peuple participait aux jeux panathénaïques. Ces jeux semblables aux jeux d'Olympie, étaient réservés aux peuples grecs et aux peuples hellénisés et se dérouler à Athènes. D'autres jeux dans d'autres villes existaient comme à Delphes, Némée ou sur l'isthme de Corinthe. D'ailleurs le prince numide, Mastanabal a été couronné champion Olympique d'un de ces jeux, dans la discipline des courses de chars.

Bien que cette discipline, ainsi que le pugilat et le pancrace, soient retirés de nos jours de l'athlétisme moderne, il n'en demeure pas moins que l'Algérie, a toujours été une grande nation sportive.

Après le football et le handball, et bien avant les arts martiaux avec à leur tête la boxe et le karaté, l'athlétisme est le troisième sport le plus populaire d'Algérie.

L'athlétisme algérien est régi par la FAA, la Fédération Algérienne d'Athlétisme, qui s'occupe d'organiser les différentes manifestation sportives nationales mais aussi internationales que l'Algérie pourrait accueillir.

C'est aussi elle qui est chargé de faire respecter un règlement qu'elle a elle-même émis, et de désigner le quota d'athlètes algériens par clubs, dans toutes les catégories d'âge pour les compétitions internationales.

En compétition national, un club se détache du lot, il s'agit de la section d'athlétisme du club omnisport du MC Alger. Depuis 2009, toutes les sections sportives de ce club, hormis le football, ont pris la dénomination GSP "Groupe Sportif Pétrolier". Le classement de la saison 2008-2009, place ce club à la première place avec un total de 976 points, dont 16 titres dans les catégories de l'athlétisme.

Cela peut s'expliquer par le fait que la ville d'Alger, d'où est originaire ce club, dispose de grandes infrastructures sportives, mais aussi d'un excellent vivier et de bons moniteurs de sports, spécialisés dans cette discipline.

L'athlétisme algérien a toujours été honorable en compétitions internationales. Il s'est déjà distingué en catégories masculines, comme en catégorie féminines, dans les compétitions olympiques, mondiales, africaines ; mais aussi méditerranéennes et arabes.

L'Algérie a également accueilli de nombreuses manifestations sportives sur sol concernant l'athlétisme, dont les jeux africains de 1978 et 2004 mais aussi méditerranéens en 1975.

Voyons donc le nombre de titres remportés par l'Algérie dans les différentes compétitions internationales d'athlétisme.

Listes des athlètes algériens masculins titrés en compétitions internationales

Jeux Olympiques (Athlétisme)

l'algérie indépendante participe la première fois aux jeux de MUNICH en 1972 avec cinq athlètes: AZZOUZI; KACEMI, GOUASMI, SAYAH et RAHOUI. Seul AZZOUZi atteint les quarts de finale sur 800 mètres, les autres éliminés dans les séries.

les médaillés d'or - Hassiba boulmerka (1500 m) aux jeux olympiques de Barcelone 1992 - Nordine morceli (1500 m) aux jeux olympiques d'Atalanta 1996 - Noria benida merrah (1500 m) aux jeux olympiques de Sydney 2000

Championnat d'Afrique d'Athlétisme)

Championnat du Monde d'Athlétisme)

Jeux Africains (Athlétisme)

Jeux Méditerranéens (Athlétisme)

la première participation algérienne aux jeux méditérranées date de 1967 à Tunis. L'athlète GHEZLANE native des aures se classa troisième au 100 mètres dames. En 1971 à IZMIR (Turquie) le longiligne azzeddine Azzouzi quant à lui occupa la troisième place (médaille de bronze) du 800 mètres messieurs. En 1975 à Alger, RAHOUI Boualem est médaille d'or du 3000 mètres steeple devant le meilleur spécialiste l'italien FAVA, avec un chrono mondial à l'époque (8 minutes 20 secondes et 2/10) et aussi médaille de bronze su 10 000 mètres. Benali chérif se classa troisième sur 5 000 mètres et Djouadi Sid Ali aussi troisième sur 800 mètres. Les jeux suivants confirmèrent la bonne santé de l'athlétisme algérien.

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