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KICK BOXING

Le kick-boxing désigne à la fois l'ensemble des disciplines de combat utilisant les coups de pied et de coups de poing et particulièrement une des boxes pieds-poings (BPP) développée au début des années 1960 par les Américains, ou kick-boxing américain avec coup de pied circulaire en ligne basse et parallèlement à la même époque par les Japonais, appelé kick-boxing japonais (depuis les années 1990 la forme la plus médiatique est le tournoi du K-1 World Grand Prix et le K-1 World MAX).

Un combattant de kick-boxing se nomme un « kick-boxeur » (au féminin une « kick-boxeuse »). À ne pas confondre avec le terme, « kickeur » qui a contrario de « boxeur » est un combattant qui utilise essentiellement des techniques de jambe. Le terme « kick-boxeur » désigne également les compétiteurs de certaines boxes pieds-poings : par exemple la boxe birmane et la boxe thaïlandaise.

Historique

Nombreux sont ceux qui pensent que le kick-boxing est un sport originaire de Thaïlande2 ou bien d'une autre contrée du Sud-est asiatique mais il n’en est rien3. Au Japon, dans les années 1950 et les années 1960, des experts de karaté et d'autres arts martiaux (bando et boxe birmane notamment en la personne du birman Maung Gyi) organisent des rencontres de plein-contact sur tapis et sur ring, ainsi naissait le kick-boxing japonais. Le promoteur du kick-boxing japonais dans les années 1960 est Osamu Noguchi. À la même époque aux États-Unis, de nombreuses écoles d'arts martiaux organisent des rencontres de plein contact notamment des disciplines comme le bando (opens sur ring, dès 1962), le karaté, le taekwondo, le kempoetc.4. Puis une sorte de révolution s'opère dès le début des années 1970. De nombreux pratiquants de karaté (point-fighting) évoluant dans les compétitions se sentirent frustrés par les réglementations en vigueur privilégiant le contrôle des touches. Alors, ils cherchèrent alors un sport dans lequel on utilise la puissance des coups de pied et de coups de poing, plutôt qu'en les arrêtant avant de toucher l'adversaire. Le full-contact karaté ou kick-boxing américain était né.
Les pionniers du kick-boxing américain et du full-contact aux États-Unis dans les années 1960 et 1970, sont trois personnalités du monde des arts martiaux américains, le comte Dante, Ray Scarica et Maung Gyi (Bando et boxe birmane)5.

Kick boxing, un terme générique6

Le terme « kick » signifie « coup de pied » en anglais, les anglophones ont tendance à appeler « kick-boxing » toutes les disciplines associant des coups de pied à des coups de poing. Ce terme est l'équivalent de l'appellation française « boxe pieds-poings » proposée par Alain Delmas7 dans les années 1970.

Le full-contact est appelé dans de nombreux pays « kick-boxing sans low-kick » (car les coups aux jambes sont interdits dans la forme moderne pratiquée dans les fédérations internationales). Egalement, on a longtemps appelé par erreur « kick-boxing », la boxe thaïlandaise (muay-thaï). Ce qui n’est pas une erreur mais plutôt un amalgame, car par définition le muaythaï est une forme de « kick-boxing » au même titre que de nombreuses boxes notamment celles du Sud-est asiatique (boxe birmane, boxe khmère ou boxe cambodgienne), boxe laotienne et boxe vietnamienne). Depuis 2008, en France la Fédération Française de Full-contact (FFFCDA) a relancé de « full-contact avec low-kick » des années 1960 aux États-Unis, pratique originelle du kick-boxing américain avec pantalon d’art martial et protections de jambes et de pieds (chaussons en mousse).

Le kick-boxing américain

C’est la forme de rencontre sportive de type boxe sportive créée aux États-Unis au début des années 1960. En particulier en France, le terme kick-boxing désigne ce que l'on appelle une boxe pieds-poings dans laquelle tout type de coup de pied est autorisé au-dessus de la ceinture ; et pour les cibles en dessous du bassin, exclusivement les coups de pied circulaires sur le membre inférieur et tout type de balayages « uniquement sur le pied »). Aux États-Unis, le terme kick-boxing est une appellation « générique » désignant les rencontres de boxe dans lesquelles les protagonistes portent des coups de pied et désigne certaines pratiques martiales d'origines asiatiques (telle le bando-kickboxing ou boxe birmane, la boxe thaïlandaise...). Il faut savoir que nombreuses écoles d'arts martiaux aux États-Unis, en plus de promouvoir leurs propres disciplines, participent très souvent à des opens dits de « kick-boxing » pour se confronter à d’autres styles. Ce qui n’est pas toujours le cas des clubs dit de « kick-boxing » notamment en Europe. Outre le cas de la France où il existe une fédération nationale regroupant les clubs dits de kick-boxing, dans la plupart des pays, le kick-boxing ne se présente pas en sport à part entière, mais en discipline de compétition (c’est-à-dire en règlement de rencontre) réunissant différents styles de sports de combat et d’arts martiaux. Ainsi les combattants sont polyvalents et évoluent durant leur carrière dans différentes disciplines pugilistiques. Sur le continent nord-américain, d'après les écrits de champions américains les premiers combats sportifs sur ring et sur tatamis, dateraient de 1962 (notamment les tournois sur ring de bando-kickboxing)8, développés par des styles variés comme le bando, le karaté, le taekwondo, le kempo, etc. Mais c'est en 1976 que naissait officiellement le kick-boxing américain suite à la mise en place d'une fédération de champions professionnels de karaté full-contact, la World Kickboxing Association (WKA). Ceux-ci, souhaitaient rencontrer les combattants asiatiques dans une forme de rencontre avec percussion sur les membres inférieurs pour montrer leur supériorité. Notamment dans un style de type boxe pieds-poings complète, associant les techniques de poing (boxe anglaise) et de pied (karaté, taekwondo, boxe birmane, muaythaï, etc.). Pour des raisons de différentiation d'activité, en Europe comme sur le continent américain, on distingue deux types de rencontre de kick-boxing : la version « kick-boxing avec coup de pied circulaire dans les jambes » et le « kick boxing sans coup de pied dans les jambes» appelé en Europe full-contact (ou boxe américaine). Cette dernière, est gérée en France par la Fédération Française de Full Contact (FFFCDA) alors qu'un autre organisme, la Fédération (Française) de « Boxe Américaine » (FBADA) a également rassemblé de nombreux pratiquants jusqu’en 2008 dans cette discipline (malgré l’obtention de la délégation de pouvoirs ministérielle en 2007 par la FFFCDA). En début de saison 2008, la Fédération de Boxe Américaine (FBADA) rejoint une nouvelle structure parallèle, la Fédération Française de Sports de Contact (FFSCDA) dans le « Comité Français de K-1-rules9». Depuis la rentrée sportive 2009, la boxe américaine a retrouvée sa pleine représentativité au sein de la FFSCDA en s’organisant en Comité français (CFBA) et en obtenant la Délégation de pouvoirs ministérielle.

Un crochet du droit

Le kick-boxing japonais

Forme japonaise du muay-thaï et de la boxe birmane développée après les Jeux olympiques de 1964 et dans laquelle le règlement permettait de frapper à coup de pied, de poing, de genou et de coude, agrémenté de projections de judo. Au début, de nombreux combattants étaient issus du karaté style kyokushinkai et des boxes du Sud-est asiatique. Cette forme existe toujours et s’appelle aujourd’hui shoot-boxing dont l’événement majeur est le Shoot Boxing World Tournament.
Depuis 1993, le kick boxing japonais a pris des ailes grâce au grand tournoi annuel des poids lourds, le K-1 World Grand Prix puis du tournoi des poids moyens, le K-1 World MAX depuis 2003. La forme de rencontre a changé depuis ses origines et aujourd’hui le règlement autorise seulement : les coups de pied, les coups de poing, les coups de genou directs et les saisies partielles de jambe et de corps.

Ratings

L’élaboration d’un classement indépendant (rating ou top-ten, inventé pat Paul Maslak) aida à y voir plus clair dès l’année 1979. Cela permit aux combattants de tous les styles pieds-poings de pouvoir se situer en dehors de tout « star-system », une cohérence émergeait enfin. Désormais les organisateurs devaient respecter un véritable classement mondial. Seuls les vrais champions et leur challenger pouvaient monter sur le ring, titre en jeu.

Développement international

Dans la plupart des pays, un seul organisme associe les différentes disciplines de combat et d'arts martiaux notamment les boxes pieds-poings (full-contact, kick boxing et thaï-boxing), ce qui n'est pas le cas de la France où les dirigeants des différentes fédérations de boxes pieds-poings ont du mal à s'entendre pour mutualiser les moyens t donner aux pratiquants une diversification des pratiques (exceptée la WKA-France et l’ISKA-France, une seule affiliation et licence pour pratiquer l’ensemble des disciplines : sports pieds-poings, sports pieds-poings-sol, submission-wrestling, forms, activités de fitness, self-défense, etc). Les fédérations internationales de kick-boxing les plus représentées dans le monde sont : la World Kickboxing Association (WKA) (la plus ancienne et née en 1976 aux États-Unis), l’International Sport Kickboxing Association (ISKA) (née en 1986 lors de la régression de la Professional Karate Association (PKA) (structure initiale du kickboxing américain) et enfin la World Association of KickBoxing Organizations (WAKO) née à la fin des années 1970 en Allemagne.

Développement en Europe

Début des années 1980, les premières organisations eurent lieu aux Pays-Bas et firent rentrer l’Europe dans le grand cercle mondial du kick-boxing. Les Pays-Bas, berceau européen du kick-boxing, brillèrent avec leurs grands champions tels : Lucien Carbin, André Brilleman, Yvan Hypolyte et surtout les désormais légendaires Fred Royers surnommé « le gladiateur » (superstar des rings avec plusieurs titres mondiaux dans différentes boxes pieds-poings) et Rob Kaman (à l’efficacité et à la longévité exceptionnelle). Ce pays très ouvert aux nouvelles disciplines de combat accueillit conjointement dès la fin des années 1970, le kick-boxing d’origine japonaise (Jas Plas et son club le Mejiro-gym) et le kick-boxing d’origine américaine (représentant officiel de la WKA, Fred Royers). En 2009, Jas Amanov (Zjaslan Amanov) devient le premier champion de kick boxing belge européens

Pratique

Les techniques de bras (coups de poing) sont reprises de la boxe anglaise, pour les techniques de jambe (coups de pied) elles sont identiques à celles des arts martiaux et peuvent être portés sur l'ensemble du corps (aux trois niveaux : tête, buste et cuisses). Également pour le kick-boxing japonais les coups de genou sont portés aux trois niveaux.

Technique de poing

Coups de poing usuels

Article détaillé: coup de poing

  • Direct (straight-punch en Anglais) : coup de poing direct.
    • Coup de poing direct « long » : le jab (coup de poing direct du bras avant) et cross (coup de poing direct du bras arrière) ;
    • Coup de poing direct « court » (short straight-punch en anglais) utilisé à distance rapprochée.
  • Crochet (hook-punch en anglais) : coup de poing circulaire et le swing (appelé également stick-punch en anglais) : coup de poing circulaire large.
  • Uppercut (ou undercut en Anglais) : coup de poing remontant.
  • Overhand-punch (ou overcut et aussi drop en anglais) : coup de poing descendant.

Coups de poing moins usuels

  • Back-fist* (ou reverse en anglais) : coup de poing en revers.
  • Spinning back-fist* (ou turning back-fist) : coup de poing en revers retourné.
  • Jump-punch (ou superman-punch) : coup de poing en sautant.

(*) Autorisé chez les professionnels mais pas dans tous les pays N.B. : Cross-counter : se présente comme un contre qui croise le bras adverse. Il tient du cross (coup de poing direct) voire du Half-hook (semi-crochet) ou de l’Overhand-punch (coup de poing plongeant).

Coups de poing hybrides

  • Half-hook : semi-crochet en Français, coup de poing circulaire à mi-chemin entre un direct et un crochet.
  • Half-uppercut : semi-uppercut en Français, coup de poing rectiligne à mi-chemin entre un direct et un uppercut.
  • Bolo-punch: coup de poing circulaire (mi-crochet/mi-uppercut).

Techniques de jambe

Article détaillé: coup de pied

Coups de pied usuels

  • Front-kick : coup de pied direct. Il est de forme "pistonnée", push-kick (pushing-kick) ou de forme « fouettée » (front snap-kick).
  • Side-kick : coup de pied de côté.
  • Semi-circular-kick : coup de pied en diagonale. Appelé également « diagonal-kick » ou « forty-five degree roundhouse-kick ».
  • Roundhouse-kick : coup de pied circulaire. Trois hauteurs de frappe : coup de pied bas circulaire - en ligne basse (low-kick), coup de pied médian (middle-kick) et coup de pied haut (high-kick).
  • Reverse-kick : coup de pied circulaire inversé ou crocheté ("hook-kick").
  • Back-kick : coup de pied en arrière.
  • Sweeping (ou footsweep en anglais) : coup de pied de balayage.

N.B. : Usuellement, les coups de pied circulaires (roundhouse-kick) portent les noms suivants :

  • Low-kick : coup en ligne basse (sous la ceinture)
  • Middle-kick : coup en ligne moyenne (sur le tronc et les bras)
  • High-kick : coup en ligne haute (niveau de la tête).

Ces vocables précédents sont des erreurs terminologiques car les techniques de jambe suivant leurs formes ont des appellations distinctes (Ex. : au niveau du coup de pied en ligne haute (« high-kick ») : on trouve le front kick, le hammer-kick, le hook-kick, etc., et pas seulement le roundhouse-kick comme on l’indique très souvent).

Coups de pied moins usuels

Catégorie des coups de pied dit « en bâton » (stick-kick) :

  • Crescent-kick : coup de pied en croissant (hanches de face).
  • Hammer kick : coup de pied retombant porté avec le talon – habituellement surnommé, coup de pied en "marteau". Lorsqu’il est préparé dans l’axe direct, il se nomme axe-kick.

Coups de pied retournés et volants

  • Spinning hook-kick (ou turning hook-kick): coup de pied crocheté et retourné
  • Spinning side-kick : coup de pied latéral et retourné
  • Spinning back-kick (ou turning back-kick) : coup de pied en arrière et retourné
  • Jumping front-kick (ou flying-kick) : coup de pied frontal et sauté
  • Jumping roundhouse-kick : coup de pied circulaire sauté
  • Jumping side-kick : coup de pied latéral et sauté
  • Jumping back-kick : coup de pied en arrière sauté.

(*) Certaines techniques-gestuelles peuvent être retournées et sautées à la fois

Techniques de genou

Coups de genou usuels

Article détaillé: coup de genou

  • Rising knee-strike (ou knee-bomb) : coup de genou remontant au corps à corps.
  • Straight knee-thrust : coup de genou direct.
  • Long-range knee-kick (ou diagonal knee-strike) : coup de genou oblique remontant.

Coups de genou sautés et doubles

  • Jumping knee-kick ou "flying knee kick" : coup de genou sauté.
  • Double knee-kick : coup simultané des deux genoux (en sautant bien entendu).

(3) Ces techniques peuvent être données les hanches de face ou de profil, et emprunter différentes trajectoires (directe, remontante, piquante et circulaire). Elles peuvent être retournées et sautées à la fois.

Défense

Article détaillé: défense

La défense en boxe se résume par un ensemble d’actions destiné à faire échec à l’offensive adverse, comprenant les blocages de coups, les déviations de coups, les esquives de coups, les déplacements (mobilité pour ne pas être atteint) et les actions de neutralisation.

Se garantir contre les attaques adverses se présente comme un des trois objectifs principaux à atteindre dans les sports de combat de percussion à côté d’attaquer les cible adverses et d’utiliser l’action adverse à son propre avantage.

On distingue plusieurs objectifs de défense :

  • La simple mise en sécurité de ses propres cibles, quelquefois réalisée en urgence (dite défense passive : couverture neutre, blocage neutre, encaissement, etc.),
  • La réalisation d’actions destinées à utiliser l’activité adverse à son avantage (appelée par certains auteurs, défense active : le blocage déviant ou la « parade chassée » dans le but de déséquilibrer, le blocage absorbant, l’esquive (pour ces trois formes liés à des ripostes simultanées), puis le coup d'arrêt suivi également d’une riposte.
  • La mise en difficulté de réalisations offensives adverses (par le raccourcissement ou l’augmentation de la distance, par le verrouillage des armes adverses, par une déstabilisation à base de techniques de menace, de leurre, de battement, etc.).

Ces deux derniers objectifs nécessitent des qualités d’initiative, d’anticipation et d’à-propos. Pour dépasser le cliché suivant, "la meilleure défense, c'est l'attaque", on dira : Le but à atteindre serait d’être capable de défendre et de contre-attaquer (riposter) dans toutes les positions avec le moindre risque.

On distingue trois catégories de défense :

  • La défense dite « classique » ayant pour but d’annihiler l’action adverse (ex. : « couverture », parade bloquée, parade opposition...),
  • La défense dite « active » favorisant l’utilisation de l’action adverse (ex. : absorption de choc, coup d'arrêt, dégagement),
  • Et la neutralisation ou activité d’anticipation ayant pour but d’empêcher le déclenchement de l’offensive adverse (verrouillage des armes adverses, avancée au contact…).

 

KICK BOXING AVEC LE MAITRE BRUCE LEEKICK BOXING AVEC LE MAITRE BRUCE LEEKICK BOXING AVEC LE MAITRE BRUCE LEE

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